27 avril 2007
Cyril Lignac : Un chef pas comme les autres !
Talentueux, bosseur, sympathique, joyeux, sincère, moderne… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier Cyril Lignac, le chef qui donne envie à tout le monde de se mettre aux fourneaux.
Son restaurant, Le Quinzième, ne désemplit pas. Les plateaux télé se l'arrachent : que de chemin parcouru depuis ses débuts. Mais tout ça ne lui monte pas à la «toque». Il est vrai qu’en Aveyron, sa terre natale, on garde les pieds sur terre !
Qui vous a donné l’envie de cuisiner ?
Je suis originaire de l’Aveyron, pays de traditions gourmandes. Je n’aimais pas l’école, et à 16 ans, j’ai commencé à chercher un métier. Maman m’a dit "Tu ne quitteras pas la maison sans avoir un travail. Apprends quelque chose qui te plaît". En réfléchissant, je me suis dit pourquoi pas cuisinier ? Je n’avais jamais aidé à préparer les repas à la maison, mais j’ai l’esprit de plaisir, de partage. Donc, je suis entré dans un lycée hôtelier. Pas très doué, je manquais notamment de dextérité. Puis je suis allé dans un restaurant faire un stage et là, grâce à deux femmes, Nicole et Michèle Fagegaltier (restaurant du Vieux Pont, une étoile Michelin à Belcastel, superbe village de l’Aveyron), j’ai eu le déclic.
Et c’est le début d’une belle aventure !
Exactement. Je ne vivais que pour la cuisine. Apprendre, progresser, toujours et encore. Après l’armée, j’ai réalisé mon rêve : monter à la Capitale ! J’ai eu la chance de travailler dans les plus belles maisons : L’Arpège, La Maison Blanche avec les frères Pourcel, Le Korova avec Pierre Hermé, La Grande Cascade d’Alain Ducasse... Et j’ai vite gravi les échelons : sous-chef puis enfin chef à La Suite, le restaurant des stars, avenue Georges V. On y recevait des vedettes du monde entier. J’étais "minot", je ne me rendais pas compte, dans l’Aveyron on n’est pas trop people ! Je passais mon temps en cuisine, mais ça me faisait plaisir quand ils venaient me féliciter.
Une anecdote particulière à nous raconter ?
Lenny Kravitz adorait que je lui prépare des gaufres avec une crème fouettée au Nutella et quelques mangues, même si ce n’était pas au menu. C’est son dessert préféré.
Bluffé par votre talent, un producteur de M6 vous a proposé de participer à une nouvelle émission.
«Oui chef !» a été une formidable aventure. Je rêvais d’avoir ma propre affaire et, grâce à M6, j’ai pu donner la chance à des jeunes qui n’avaient pas de métier. De là s’est enchaînée l’émission «Chef la recette !»* où, avec des invités, je partage un cours de cuisine en toute sympathie. Mais je me sens cuisinier, pas animateur de télé...
Après, tout est allé très vite : j’ai ouvert mon restaurant Le Quinzième**, fréquenté par une clientèle adorable.
Pas branchée comme celle de La Suite ?
C’est vrai que, quand on a un restaurant en face de l’hôtel Georges V, on n’attire pas la même clientèle. Mais je suis très bien là, et je n’avais pas les moyens d’ouvrir un restaurant près des Champs-Elysées. Ici, les gens sont contents, reviennent et ça me fait très plaisir. Un jour peut-être, je déménagerai.
Quelques stars sont-elles venues dans ce quartier un peu excentré ?
Quelques-unes bien sûr. Pedro Almodovar, deux fois, et la troisième avec toute l’équipe de Volver. Que de jolies femmes !
Quel style de cuisine y servez-vous ?
Une cuisine de gourmandise, simple, avec le respect des bons produits. Une Saint-Jacques doit avoir le goût d’une Saint-Jacques. J’ai la chance d’avoir de bons fournisseurs, auxquels je suis fidèle aussi.
La cuisine est traitée comme un hobby. Vous la désacralisez ? Que pensez-vous de la prolifération des cours de cuisine ?
Si les gens en ont envie, c’est un bien. Tant mieux.
* "Chef la recette !", chaque samedi sur M6 à 12h20
** Le Quinzième, 14 rue Cauchy, Paris 15e (01 45 54 43 43)
www.restaurantlequinzieme.com
Depuis début avril, on trouve au rayon surgelés une sélection de plats cuisinés individuels élaborés par vous. Comment est née cette collaboration ?
La société Findus m’a sollicité. Au départ, j’étais un peu réticent car je me demandais si c’était possible de reproduire de bons plats à grande échelle. D’un autre côté, c’est la première fois que l’occasion m’était donnée d’exprimer ma créativité dans le but de la partager avec un maximum de personnes. Findus est une entreprise réputée et sérieuse et ils m’ont convaincu. Dans les années 1980, ils s’étaient associés à un grand chef, Michel Guérard, pour réaliser des plats cuisinés surgelés, et j’ai apprécié qu’ils pensent à moi. Il a fallu un an pour mettre au point les huit recettes.
Vous avez une préférée ?
Le poulet tandoori & riz basmati aux petits légumes. Lorsque je l’ai goûté la première fois, fait d’après ma recette, il avait un goût industriel. J’ai demandé à un de mes collaborateurs d’acheter des épices tandoori chez Izrael, le roi des épices à Paris, on les a envoyées dans l’usine en Suède et là, ils ont cuisiné avec. Ça a changé du tout au tout, et j’adore le résultat. Le plat a le goût de la vraie épice tandoori.
Votre réussite fait des envieux ?
Un peu paraît-il. Moi je ne suis pas un jaloux. A chacun sa vie. Je réussis, mais à quel prix ! C’est une religion depuis que j’ai 18 ans. J’aime cuisiner plus que tout au monde et je travaille dur. La chance que j’ai c’est que, dès qu’on m’attaque, les gens sont encore plus charmants avec moi. Je reçois plein de mots adorables.
Ce n’est pas étonnant ! Vous avez un énorme capital sympathie, comme Jamie Oliver, en Grande-Bretagne.
Je n’aime pas cette comparaison… Lui n’est pas cuisinier, c’est un show-man. J’ai déjà mangé dans son restaurant et ce n’est pas mon truc.
On vous voit peu dans les soirées parisiennes...
Je reçois des tas d’invitations mais je ne suis pas people. Je suis tous les soirs dans mon restaurant et donc je ne passe pas ma vie dans les soirées mondaines inutiles. Mon métier, c’est cuisinier. Bien sûr, je prends plaisir à aller boire un verre avec des amis après le service. Et je suis allé à la fête donnée pour les 20 ans de M6, celle de Teva aussi. Avec des gens sympas, c’est chouette !
Quelle est votre semaine type ?
Du lundi au vendredi, je commence à travailler à 9 h, je rentre chez moi vers 1 h du matin. Le samedi matin, je ne travaille pas. Le dimanche, je monte à cheval, à 80 km de Paris, à Chaumont-en-Vexin. C’est mon hobby. Là, je m’aère, je décompresse.
Vous arrive-t-il de prendre des vacances ?
Une semaine en hiver -je me repose-, quinze jours l’été, et bien sûr je vais régulièrement rendre visite à mes parents et à ma sœur, puéricultrice, dans l’Aveyron.
Votre rêve ?
Ouvrir un restaurant à New-York. Une ville pleine d’énergie que j’adore.
Généreux, Cyril Lignac nous fait partager ses adresses gourmandes. Où manger…
> un tartare de bœuf : Au Bar des Théâtres, 6 av. Montaigne, Paris 8e (01 47 23 34 63)
> asiatique : Chez Thiou, 49 quai d’Orsay, Paris 7e (01 40 62 96 50)
> à une très belle table : celle d’Eric Frichon, au Bristol, 112 rue du Fbg St-Honoré, Paris 8e (01 53 43 43 40). J’ai goûté leurs langoustines dans un jus de crustacés et j’ai eu les larmes aux yeux tellement c’était bon !
> un éclair au chocolat : La Maison du Chocolat, de Robert Linxe, 8 bd de la Madeleine, Paris 8e (01 47 42 86 52)
> et boire un chocolat chaud ? : Chez Angelina, 226 rue de Rivoli, Paris 1er (01 42 60 82 00)
> un jambon raffiné : Le Bellota chez Da Rosa, 62 rue de Seine, Paris 6e (01 45 21 41 30)
- un pain exceptionnel : chez Poujauran. Celui que je sers dans mon restaurant, malheureusement, il n’a plus de boulangerie pour le public.
23 avril 2007
Présidentielles 2007 : Premier bilan du premier tour
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sortent vainqueurs du premier tour de la présidentielle. Premiers enseignements, en attendant le deuxième tour, le 6 mai.
Premier fait notable, le chiffre de la participation. Le taux d'abstention historiquement bas à 15.5% reflète la très forte mobilisation des Français autour de cette élection.
Comme le prévoyaient les derniers sondages, Nicolas Sarkozy, à plus de 30%, et Ségolène Royal, à plus de 25%, survolent ce premier tour. Le deuxième tour sera bien la classique opposition droite-gauche attendue.
Malgré un score honorable, l'effet Bayrou à fait pschit. L'hypothèse de sa présence au deuxième tour, complaisamment entretenue par les instituts de sondage, n'aura finalement été qu'une illusion médiatique destinée à vendre du papier.
Pourtant, malgré ce non-événement, l'UDF se retrouve en position d'arbitre dans cette élection. Si la gauche non-socialiste (Olivier Besancenot, Arlette Laguillier, Marie-George Buffet, Dominique Voynet et José Bové) a déjà appelé à voter Ségolène Royal pour battre Sarkozy, il ne fait guère de doute que les électeurs de Le Pen et Villiers soutiendront majoritairement Nicolas Sarkozy au deuxième tour.
Dans ces conditions, le report de voix des électeurs de Bayrou sera décisif. Les négociations autour des portefeuilles ministèriels et en vue des prochaines élections législatives promettent d'être serrées.
Les jours qui viennent, et le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal prévu le 2 mai, s'annoncent déterminants. Restez connectés... ;)
20 avril 2007
La femme sera-t-elle l’avenir de la science ?
« Rat de laboratoire", "Géotrouvetout", "génie austère"… La femme scientifique est souvent perçue comme une espèce à part, cachée derrière de grosses lunettes, camouflée sous une blouse blanche et déconnectée de la réalité.
Il est temps de tordre le cou à certaines idées reçues et de mettre sous les sunlights, celles qui travaillent aujourd’hui, souvent dans l’ombre, pour rendre demain meilleur.
Faites le point en lisant notre état des lieux sur les femmes dans le monde scientifique avant de découvrir les témoignages de cinq femmes de science, battantes et charmantes.
Enfin, coup de chapeau à une initiative L’Oréal-Unesco qui encourage les chercheuses.
L'Etat des lieux
A en croire les chiffres, nous pourrions douter de nos capacités à réussir dans certaines disciplines. En effet, la représentation féminine est très minoritaire dans l’univers scientifique et la parité ne semble pas avoir encore trouvé sa place dans les laboratoires et encore moins sur les marches du podium de la reconnaissance. Ce milieu-là serait-il macho ? Pas seulement.
Une inégalité selon les pays
Selon le rapport 2006 de l’Unesco, les femmes ne représentent que 27 % des chercheurs dans le monde. En Amérique du Sud, elles sont 46 % alors qu’elles ne sont que 15 % en Asie. La Commission Européenne a recensé en Europe seulement 32 % de femmes dans les laboratoires publics et 18 % dans les laboratoires privés.
En France, en 2003, les femmes ne représentaient que 32 % de la population totale des chercheurs. L’Hexagone se situe dans la moyenne par rapport à ses voisins européens.
Une sous-reconnaissance
L’Académie des Sciences française ne compte que 28 femmes sur 507 membres.
Sur 516 prix Nobel en sciences et médecine, seules 12 femmes ont été distinguées (entre 1903 et 2006). Cocorico à l’incontournable Marie Curie (en 1903 et 1911) et à sa fille Irène Joliot-Curie (en 1935) !
Des clichés persistent
Malgré les progrès énormes et incontestables de la condition féminine, plusieurs idées restent encore malheureusement bien ancrées dans les esprits : certaines professions sont essentiellement masculines, la femme doit surtout se consacrer à sa vie de famille avant de songer à sa carrière, les filles sont littéraires et les garçons scientifiques…
Il n’est alors pas facile de se lancer dans une voie aussi exigeante que les sciences lorsque que règne déjà une importante pression sociale qui intime aux femmes de tout réussir si elles souhaitent tout avoir.
Les chercheuses rarement récompensées
Il suffit de regarder les chiffres (2 Médailles du CNRS sur 45 ont décoré des femmes, 12 sur 516 Prix Nobel…) pour constater que les lauriers saluant le travail des scientifiques s’accordent majoritairement au masculin.
D’ailleurs, Rosalyn Yalow (Prix Nobel de médecine en 1977) n’hésite pas à le dire : "les femmes douées pour le leadership sentent intuitivement de la part de leurs parents, leurs professeurs et leurs pairs qu’elles doivent travailler plus dur, accomplir plus, avec cependant moins de chance que les hommes de recevoir les récompenses qui leur sont dues". Pas très encourageant, non ?
Cette absence de reconnaissance peut donc en dissuader plus d’une de travailler jour et nuit derrière sa paillasse.
Marie Curie super star, où es-tu ?
Les femmes manquent de confiance en elles. Une étude menée dans l’enseignement secondaire en France 2006 révèle que 82 % des garçons s’estiment capables de suivre des études scientifiques. Contre 53 % des filles. Comme c’est dommage ! Peut-être leur faudrait-il un modèle auquel elles pourraient s’identifier. Un regret que partage Fumiko Yonezawa, prix L’Oréal-Unesco 2005 : "quand vous voulez devenir chanteuse, vous avez des exemples de réussite autour de vous. Mais le succès des chercheuses dépasse rarement le cadre des publications spécialisées".
A quand la parité ?
Sans oublier que les carrières ne sont pas toujours équitables et que bien souvent l’évolution des femmes s’arrête là où commence celle des hommes. D’après l’association "Femmes et mathématiques", les hommes ont 1,6 fois plus de chances de progresser dans un établissement comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Nous sommes loin de la parité ...
Les femmes seront-elles l'avenir de la science ?
Il semblerait que les femmes soient plus investies que les hommes dans les secteurs de recherche liés à l'environnement, la pollution, et la biotechnologies. Des domaines qui jusqu'alors n'étaient pas des plus fortement dotés en budget, mais pourtant lourds de conséquences.
De plus, nous connaissons tous l'adage "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" : or, les femmes, peut-être parce qu'elles-mêmes portent la vie, sont particulièrement préoccupées par la dimension éthique de leurs recherches. Par les temps qui courent où nous craignons tous l'émergence de Dr Folamour mal intentionnés, les femmes pourraient-elles apporter leur surcroît de scrupules à la réflexion ? On peut le penser.
Mais ne désespérons pas, le changement est en marche et de nombreuses initiatives encouragent les femmes à faire des sciences leur passion et leur métier. Notamment le Prix L’Oréal-Unesco (voir article) . Et à nous laisser penser que les femmes seront peut-être un jour l'avenir de la science...
L’initiative L’Oréal-Unesco encourage les chercheurses !
Les femmes scientifiques sont donc non seulement sous représentées dans le monde, mais le fruit de leurs recherches est malheureusement rarement reconnu.
Fort de ce constat, chaque année et depuis 1998, le prix L’Oréal-Unesco couronne cinq membres (une par continent) de la communauté scientifique internationale. Chaque lauréate remporte 100 000 dollars et voit ainsi ses travaux félicités et encouragés. Une manière de mettre en avant ces femmes, habituellement trop discrètes, et qui se transforment, alors, en modèles pour les scientifiques aspirantes.
La dernière remise de prix a eu lieu récemment à Paris. Pour l'Europe, le Professeur russe Tatiana Birshtein a ainsi été récompensée "pour ses recherches sur la forme, la taille, et les mouvements des molécules en longue chaîne". Autres lauréates : la néozélandaise Margaret Brimble pour son travail sur les mollusques ou encore la Mauricienne Ameenah Gurib-Fakim pour son inventaire des plantes de Maurice.
Les deux partenaires ont également attribué des bourses internationales à 15 post-doctorantes, qui vont pouvoir ainsi continuer leurs travaux à l’étranger. Parmi elles, la Sénégalaise Khady Nani Dramé, qui pourra poursuivre ses recherches au Centre du riz pour l’Afrique, à Cotonou, au Bénin. Retrouvez son interview dans notre dossier.
Pour en savoir plus sur le palmarès 2007 : www.forwomeninscience.com
16 avril 2007
A PLEIN REGIME : Nos conseils pour garder la ligne ! serie 2
Quelles sont les clefs de la minceur à long terme ? Pour parvenir à maigrir durablement, il faut se réconcilier avec les aliments, cesser de leur faire la guerre, réapprendre à manger de tout un peu et apprendre à faire face à ses difficultés de vie autrement qu'en mangeant. Mieux vaut manger les aliments qu’on aime, sans interdit, et dans les quantités qui conviennent à nos besoins : de tout, mais pas trop en quantité. Cela sous-entend de se réconcilier aussi avec soi-même … et peut, dans certains cas, passer par un travail psychothérapique.
Doit-on lutter contre son appétit et ses goûts pour mincir ? Tout d'abord, qu'entend-on par « régime » ? Quand un médecin prescrit une diète, il édicte un certain nombre de règles qui aboutissent à limiter ou exclure certains aliments, ou bien qui en recommandent d'autres qu'il faudra consommer de façon exclusive ou en plus grande quantité. On distingue par exemple des régimes sans sel, des régimes lactés, des diètes végétales, des diètes hydriques, etc. Dans le cas d'un régime amaigrissant, certains aliments ou groupes d'aliments deviennent prohibés, tandis que d'autres deviennent plus ou moins obligatoires. Le plus souvent, faire un régime consiste malheureusement à cesser d'obéir à ses penchants, ne pas manger ce vers quoi nous porte spontanément notre appétit, nos goûts, et avoir au contraire une alimentation raisonnée… ce qui mène inéluctablement à l’échec !
Comment gérer les dictats de la minceur imposés par la société ? Il n'est pas sans intérêt de se demander si maigrir est un jeu qui en vaut la chandelle. Il y a beaucoup de candidats, mais peu d'élus. On se demandera alors ce qu'on attend de l'amaigrissement, ce qu'il changera dans notre existence, si on ne pourrait pas se contenter de perdre seulement une partie de son surpoids, voire ne rien perdre du tout. Rappelons que sauf dans le cas d'un problème de santé majeur, maigrir n’est pas obligatoire : c’est un choix. On peut aussi choisir d’assumer son surpoids et profiter de la vie pendant qu’il en est temps. Si on fait ce choix, tous les problèmes ne seront cependant pas résolus : il faudra faire face à une société intolérante, apprendre à faire en sorte qu’elle n'empêche pas d’être heureux et de vivre pleinement son existence. Il faudra veiller aussi à sa santé, faire un minimum d'exercice physique et bien sûr manger aussi sainement que possible.
13 avril 2007
Changer de pratiques sexuelles (et garder le même homme)
Au bout de quatre, six ou dix ans de lit commun, normal de donner dans la routine sexuelle. N'empêche, ce n'est pas l'envie qui manque de changer d'habitudes... mais pas toujours facile. Petit manuel pour varier les plaisirs.
Pour que les choses soient bien claires, nous allons, en préambule de cet article léger et néanmoins primordial, louer les bienfaits du couple. Et pour ce faire, rien de mieux que de la littérature de haut vol. Dans le dernier roman de Ian McEwan, « Samedi » (Gallimard), le personnage principal, en couple depuis un bail, est en effet persuadé qu'il serait « impossible de trouver une autre femme qui lui apprendrait à être aussi libre, qu'il pourrait satisfaire avec le même art et le même abandon. Par un curieux trait de caractère, le familier l'excite davantage sexuellement, que la nouveauté. » Bingo. En langage plus courant, ça donne: « C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. » Car, oui, on en est toutes convaincues, le couple est un lieu sensass d'épanouissement sexuel. Seulement voilà, il n'est pas évident comme ça, tout d'un coup, de dire qu'on passerait bien à autre chose. Pas de panique (panique hé, hé) à suivre six tactiques ultra tendance et efficaces.
Le breaking
De deux choses l'une. On veut soit calmer le jeu (nous en dessous, lui dessus), soit pimenter l'affaire (lui faire remarquer qu'accessoirement notre crinière de lionne peut aussi être attrapée à pleine(s) main(s). Et quoi qu'il en soit on souhaiterait qu'il devine tout ça. On ne se refait pas: la femme attend de l'homme qu'il lise dans ses pensées... surtout en matière de sexe. Mais dommage, il ne sait pas faire. Mieux vaut donc ne pas miser sur la comprenette mais sur le mode téléguidé. Et pour repartir sur de bonnes bases, la pause s'impose. Rideau côté contacts charnels pendant deux semaines. (Tenez bon: apprenez à dire « non » sans prétexte et ne l'overstimulez pas quand il dit être H.S.).
Le teasing
Changer de galipettes ne se décide pas comme ça d'un coup, ni ne s'improvise, genre: « Jean-Bernard, j'aimerais beaucoup qu'à partir de maintenant, on s'entraîne à repeupler la France sur un mode rodéo. » L'usage des mots ne marche qu'en phase post-coitum réussi. Pour l'heure, il faut faire dans le suggesting. Et attaquer par ce qui, en biologie, s'appelle « les caractères sexuels secondaires ». A savoir, comme le souligne Gérard Leleu dans « L'homme (nouveau) expliqué aux femmes » (Ed. Leduc.s), la dilatation de la pupille. « Quand la femme entre en désir, avant même qu'elle en prenne conscience, sa pupille se dilate, se met en mydriase. L'homme à son insu reçoit ce signal et est irrésistiblement attiré. » Pour se mettre en mydriase et teaser... on fixe une bougie puis on tourne son regard vers lui ou alors, on s'aide de collyre. L'idée est de se réinsérer dans la vie attractive.
Le montring
Règle d'or sexuelle: on n'est jamais mieux servi(e) que par soi-même (= pour obtenir ce qu'on veut, on commence par le lui faire). Attrapez-le par les cheveux (rabattez-vous sur les oreilles s'il présente des signes de calvitie), massez-lui généreusement les seins, attardez-vous sur sa nuque, et effleurez le bas de son dos. Puis, ouvrez le livre de Gérard Leleu et lisez à haute voix: « La façon dont l'autre vous caresse, vous indique comment il aimerait être caressé. » Refermez l'ouvrage, prenez un air pensif et dites tout haut: « C'est dingue quand même, ce mec a tout compris. » Et passez à l'autoritaring. Puisque, selon le sexologue, les hommes souhaiteraient « que les femmes soient plus actives: initient plus, innovent plus ». Et surtout « qu'elles n'hésitent pas à les guider par la voix et les gestes ». Zou, par un hochement de tête léger mais ferme et un claquement de doigts et de la langue, indiquez-lui l'endroit inattendu où la chose doit se passer (lit, douche, lave-linge...).
Le jet lagging
Changer d'habitudes au lit, c'est évidemment changer d'horaires. Mais pas d'inquiétude, on ne va pas vous demander de bosser le matin. Mais plutôt en pleine nuit. Dans un demi-sommeil, ébattez-vous en vous laissant porter. Et sans vous attarder. Le petit coup rapide et nocturne est en effet au changement de cap sexuel ce que la fève est à la galette des rois. Toujours au rayon nouveautés, pensez à tous les petits trucs apparemment de rien du tout susceptibles de le surprendre: mettre une culotte, dire: « J'ai une copine, c'est une vraie coquine - tu ne la connais pas - avec son mec, l'autre jour, ils ont fait l'amour dans la cage d'escalier », lancer en pleine action: « Vas-y Franky, vas-y, vas-y Franky c'est bon, bon, bon »... Bref, cassez le rythme.
Le doigting
Revenons à des considérations plus sérieuses. Donc à la technique. Pour un couple au long cours, le virage dans les pratiques sexuelles est très souvent synonyme de durée. Effectivement, au bout de quelques années, le rapport qui dépasse le quart d'heure, c'est plutôt de mémoire. Pour rallonger le délai, une seule stratégie possible: retarder le réflexe éjaculatoire de l'homme. Pépère ayant pris ses aises et son rythme de croisière depuis un bail, il va falloir l'aider à donner dans le rab.
1/ En l'autorisant à ne pas être dans l'érection permanente, et
2/ une fois n'est pas coutume, en lui faisant croire que l'on n'a pas encore orgasmé. Deuxième règle d'or du changement de cap: bien saisir que rien n'est jamais gagné. Donc remettre son titre en jeu.
Le rentring
Enchaînez en donnant dans le contre-pied, avec un changement par l'encouragement/compliment. Car modifier ses habitudes, c'est aussi remercier et congratuler. Ce qui s'appelle encore faire l'otarie à la vue de l'organe érigé de notre homme. L'usage de la parole est donc chaudement recommandé... surtout en pleine action. Pendant la pénétration, exprimez votre bien-être, vénérez-le, encensez-le... bref, réveillez le bison qui sommeille en lui.
09 avril 2007
Baisse de désir : est-ce physique ou dans la tête ?
Le désir est, bien sûr, lié aux émotions ressenties. Mais, lorsqu’il ne répond plus à l’appel, les raisons n’en sont pas toujours purement psychologiques. Quelques pistes pour démêler l’écheveau qui l’entrave parfois.
Faire l’amour requiert de l’énergie. Et, comme ce n’est pas une fonction vitale, lorsque notre organisme doit mobiliser toutes ses forces, il le fait souvent aux dépens de la libido. Ce qui explique pourquoi, en période de stress ou de grande fatigue, on a rarement le cœur aux galipettes : toutes nos ressources sont mobilisées « ailleurs », pour faire face. Et lorsque cette mobilisation n’a pas suffi et que l’on sombre parfois dans la dépression, la libido, qui fait partie des pulsions de vie, se retrouve encore plus « assommée ». D’autant que les médicaments antidépresseurs contribuent très souvent eux-mêmes à l’atténuer. Pourtant, il faut respecter le traitement, car cet effet cesse immédiatement dès qu’on l’arrête et le désir revient lorsque la dépression est soignée. Ce ne sont pas les seuls médicaments à faire baisser le désir. Pour que nous soyons « émoustillés », notre cerveau a besoin d’être imprégné par une hormone, la testostérone. Or certaines pilules contraceptives, par exemple, diminuent sa production. Quand son taux est trop bas, le désir s’émousse, même en pleine lune de miel affective. Ce déséquilibre hormonal frappe aussi certaines femmes en période de périménopause et, plus nettement encore, après une hystérectomie. De même, certains hommes, souffrant d’andropause, deviennent anormalement « sages » vers 50-60 ans parce que leur taux de testostérone est effondré.
Une autre hormone, la prolactine, peut également jouer les trouble-fête : plus elle est élevée, plus les idées coquines nous désertent. C’est classiquement l’hormone de l’allaitement, mais il arrive qu’elle grimpe pour d’autres raisons : prise de certains médicaments neuroleptiques, diurétiques ou antiulcéreux, ou encore insuffisance thyroïdienne ou tumeur bénigne de l’hypophyse, entraînant une hyperproduction de prolactine.
Evidemment, si votre couple traverse une crise, pas besoin d’aller chercher si loin. Mais si vous ne comprenez pas, a priori, l’apathie qui vous habite, il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin. Les causes physiques sont simples à soigner. Si elles sont renforcées par des facteurs psychologiques, le désir resté en sommeil peut mettre un peu de temps à se réactiver. Mais avec un zeste de bonne volonté, vous sentirez bientôt de nouveau la sève couler dans vos veines.
04 avril 2007
La minceur sans chirurgie : un rêve accessible ?
Chaque année, à la veille de l’été, on découvre les innovations proposées par les cosmétologues, aidés par des ingénieurs qui oeuvrent au service de la minceur. Des soins locaux high-tech aux techniques médicales les plus élaborées, on s’approche du rêve de toutes : le remodelage du corps sans bistouri…
Attaquer les capitons sur tous les fronts, c’est le programme printemps numéro un. Et les adipocytes sont résistants et sexistes. Les femmes sont en effet, par nature, les seules victimes de la cellulite, car le stockage des graisses est ancré dans notre patrimoine génétique. Le seul aspect positif de cet héritage lié à leur capacité à procréer est que, en cas de famine, les femmes survivraient plus longtemps que les hommes. Mais l’éventualité n’est pas vraiment d’actualité en Occident. Alors, les tissus adipeux s’enrichissent, plus ou moins selon les individus. Pour les plus chanceuses (heureuse hérédité), l’organisme parvient à « consommer » les graisses, mais souvent en oubliant de petites zones très localisées engorgées (poignées d’amour, culotte de cheval). En résumé, pratiquement aucune femme au monde ne peut prétendre échapper à la peau d’orange. Mais dans la guerre quotidienne contre le capitonnage définitivement indésirable, les alliés sont heureusement nombreux…
Décapitonner… Les armes maison
La mission ? Désinfiltrer les tissus. Les moyens ? Ils sont innombrables : stimulation électrique de plus en plus évoluée, collant magique drainant, sor te de leggings doté de picots, ou encore appareils de massages qui aident à restaurer la capacité d’élimination naturelle de l’eau et des toxines. Quel que soit le système adopté, le premier avantage est que l’on stimule peau et/ou muscles et que ces gestes favorisent à la fois une bonne oxygénation et la microcirculation. Ne jamais oublier le facteur psychologique : plus l’on s’occupe de soi, plus l’on fait attention à soi, y compris à ce que l’on met dans son assiette. Loin d’être négligeable, c’est souvent la clé d’une prise en charge plus globale de son désir de mincir. Certains appareils très simples à utiliser s’apparentent à l’endermologie, exercée par les professionnels. Équipés de rouleaux, ils exercent un mouvement de palper- rouler en décollant la peau, tout en douceur, pour déloger les graisses sous-cutanées. Répété chaque jour pendant une demi-heure sur les zones engorgées, l’exercice permet à la peau de reprendre peu à peu un aspect lisse et régulier. Pas toujours suffisants, ces différents outils aident en revanche à enclencher le processus. Il faut ensuite frapper un peu plus fort.
Remodeler, sculpter… Les actions en profondeur
Ender mologie, lipotomie, morpholiposculpture, thermodermie, pressothérapie, mésothérapie à la phosphatidylcholine (lecithine de soja), ultrasonothérapie… Autant de néologismes plus ou moins connus qui recouvrent des techniques en pleine évolution. Chacune a son propre process, mais toutes visent le même objectif : déloger les adipocytes de la peau. Avec plus ou moins de bonheur, car une femme n’est pas égale à une autre face aux différentes techniques, ce qui ne facilite pas l’évaluation de leur efficacité. Le secret est dans le diagnostic individuel préalable, effectué par tout bon spécialiste qui se respecte. Selon les besoins, un protocole différent pourra être préconisé.
Palper-rouler-aspirer, des performances optimiséesPlébiscitée depuis des années, l’endermologie, des massages pratiqués par des kinésithérapeutes ou des médecins avec le fameux Cellu M6, est un système de palper-rouleraspirer qui décolle la peau et débloque les cellules graisseuses. Selon la sensibilité, l’appareil est réglé pour ne pas provoquer de douleurs. Les cellules sont désengorgées, les échanges cellulaires sont relancés, la peau se retend. Les graisses, remises en circulation, sont éliminées naturellement. Le meilleur signe étant l’envie d’uriner après la séance. Il faut compter en moyenne une quinzaine de séances de 30 minutes pour obtenir des résultats satisfaisants. La lipotomie, de son côté, associe l’injection d’un produit et un traitement électrique, ou encore à ultrasons, ces derniers étant porteurs des meilleurs espoirs en ce qui concerne le traitement de l’amincissement hors chirurgie. Autre technologie récente, l’utilisation des infrarouges, mis en oeuvre après un massage. Pénétrant en profondeur, ces rayons provoquent la lipolyse (dégradation) des cellules graisseuses qui sont ensuite éliminées naturellement.
L’ultrasonothérapie ou la vraie révolution minceur
Arrivée récemment en France, l’utilisation des ultrasons au service de la minceur apporte une réelle nouveauté et les premiers résultats sont très prometteurs. Parmi les nouveaux matériels, l’Ultrashape*. Contrairement à tous les autres protocoles minceur utilisant les ultrasons, il ne nécessite pas d’injections préalables. Le Dr Rémi Rouquette, chirurgien plasticien, est l’un des premiers convertis à cette technologie élaborée par des ingénieurs israéliens. Pourquoi ? « Je n’étais jusqu’alors pas très intéressé par les différents protocoles minceur. Mais Ultrashape est la première méthode de destruction des masses graisseuses n’utilisant aucun processus invasif, lesquels ne sont jamais sans risque. C’est une véritable alternative à la liposuccion, qu’elle ne remplace toutefois pas, évidemment », explique-t-il. Dans l’utilisation de ce nouvel appareil, la main du praticien (uniquement un médecin) est accompagnée par un système de guidage très sophistiqué. « Le principe est d’envoyer des ultrasons sur des points d’impact précis (spots), que l’on détermine au préalable. » Entre 500 et 1 000 points sont en général « bombardés » selon les cas. « Il n’y a aucun risque de “tôle ondulée”, car, avec l’assistance informatique, on ne peut repasser sur un même spot », souligne le plasticien. Quels sont les effets des ultrasons ? « L’énergie est concentrée à 1,5 cm de profondeur, là où se trouvent les zones graisseuses. » Ultrashape ne convient donc pas à tous les profils de candidates : « Ce protocole s’adresse à toutes celles (ou ceux) qui ont au minimum 3 cm d’épaisseur de chair pour permettre au traitement d’être efficace », précise le Dr Rouquette « On ne peut pas traiter non plus une personne en surpoids trop important. Enfin, la qualité de la peau est déterminante. Les ultrasons ne provoquent pas de rétractation de l’épiderme. Tout comme pour la liposuccion, les peaux peu toniques ne sont pas idéales pour obtenir un bon résultat ». Comment savoir si l’on a le profil Ultrashape ? « Les chirurgiens plasticiens et esthétiques sont les mieux placés pour en juger. Je refuse en moyenne une personne sur deux. C’est important, pour les clients comme pour nous. J’ai aujourd’hui un taux de satisfaction de l’ordre de 90 % ». Et quelle satisfaction ! Les études montrent en effet une perte de l’ordre de 2 à 3 cm de tour de taille après chaque séance. « Le protocole inclut 3 séances d’une heure et demie. J’insiste sur le fait que si l’on ne fait pas ses 3 séances, chacune espacée d’un mois, pour que la peau se retende, le résultat ne sera pas probant. Il est réellement inutile de commencer si l’on ne va pas jusqu’au bout. » Chaque séance coûte de 800 à 1 000 €, l’ensemble du programme a donc un coût sensiblement équivalent à une liposuccion, mais pas ses contraintes et effets post-opératoires. « Avec Ultrashape, on échappe à l’anesthésie, l’acte chirurgicale, les douleurs, les hématomes, le port d’un panty et la période de récupération », explique le Dr Rouquette. « C’est une excellente méthode pour tous ceux qui ne souhaitent pas subir ces désagréments. » Seul bémol, la technologie ne s’adresse qu’à des zones bien précises : « La ceinture abdominale, les poignées d’amour et la culotte de cheval. Le matériel dont nous disposons ne nous permet pas, pour l’instant, de traiter d’autres zones. Mais c’est en cours de développement. » Rapide, on l’espère… Pour finir, il faut savoir qu’un régime « antigras » est obligatoire pendant 3 à 4 jours après les séances. « Les graisses sont éliminées par l’organisme et vont passer par le foie qu’il ne faut donc pas surcharger. » Un traitement endermologique drainant peut aider à activer l’élimination après les séances. « C’est une technique complémentaire à Ultrashape », conclut le médecin.
Raffermir, tonifier, lisser… Les crèmes aux effets chocs
Inutile de se leurrer, les kilos ne s’envolent jamais avec des soins quels que soient leur prix et leur composition. Mais plus une peau est nourrie, boostée, hydratée, mieux elle se défend contre les effets du poids… et des années. Mariant les actifs, la nouvelle génération de soins, lotions, huiles, crèmes ou gels est désormais composée de savantes combinaisons de molécules qui ciblent les différents responsables de la cellulite. Parmi lesquels le relâchement cutané, principal ennemi à combattre. En effet, comme le soulignent tous les spécialistes de l’esthétique, la qualité de la peau est véritablement la garante d’un amincissement qui porte ses fruits. Des soins locaux réguliers et efficaces sont, à cet égard, particulièrement importants. Idéalement, il faudrait procéder à une application matin et soir et l’accompagner d’un massage d’une dizaine de minutes. Pour orienter son choix, plusieurs critères : activation de la microcirculation pour le drainage cellulaire, action antirelâchement pour prévenir la destruction des fibres d’élastine, hydratation pour assouplir sans oublier, bien sûr, les actifs minceur.
02 avril 2007
A PLEIN REGIME : Nos conseils pour garder la ligne !
Mange-t-on trop quand on n’écoute plus les signaux de notre corps ? L'incapacité à percevoir ou prendre en compte les sensations alimentaires qui renseigne sur ses besoins physiologiques est un facteur d'obésité dont il faut tenir compte. On ne sait pas reconnaître la sensation de rassasiement, ou bien on la néglige parce qu'on ne mange pas par faim, mais pour des motifs d'ordre psychologique. Cet élément est particulièrement important dans la mesure où la pratique des régimes aggrave ces troubles de la perception des signaux alimentaires. Ainsi, les régimes à répétition, au lieu d'améliorer la situation, aggravent les problèmes de surpoids.
Comment concilier gourmandise et minceur ? Lorsqu'on s'est longtemps privé des aliments qu'on aime, quand on y retouche, on perd fréquemment le contrôle et on mange en excès. La solution ? Il s'agit, dès le départ, de mettre en place une façon satisfaisante de se nourrir, de maigrir en mangeant les aliments qu'on aime (les pommes de terre frites, le fromage, le chocolat, les gâteaux et biscuits...) mais en quantité moindre. Quand on aura atteint un poids satisfaisant, on poursuivra la même stratégie.
Pourquoi consommer des protéines durant un régime ? Les périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutissent, si elles sont répétées, à une perte de muscles. 
Cette fonte tissulaire se traduit certes par une perte de poids visible sur la balance, mais aussi par une baisse du métabolisme : moins de muscles signifie moins de besoins en énergie de l'organisme. Au fur et à mesure que le métabolisme de base diminue, la perte de poids ralentit. Comme parallèlement on se sent de plus en plus fatigué, sans force, vient un moment où on ne peut plus maintenir ses efforts d'amaigrissement : on se remet à manger comme auparavant, voire nettement plus qu'avant son régime, et on reprend ses kilos. Il est fréquent qu'on reprenne davantage de poids qu'on en a perdu, du fait d'un métabolisme abaissé.












